Je voulais être
amoureuse… Puis je l’ai rencontré.
Deux êtres
brisés de partout, qui essaient de faire un tout…
L’espoir existe
encore.
Ça a marché un
temps… puis plus du tout. Injuste. Pour nous deux.
… Et pourtant,
le cœur y était. Mais autant lui que moi, nous devons comprendre qu’il y a des
blessures qu’on traîne de vie en vie…
Et donc, même
si tu présentes la meilleure version de toi-même, le bagage suit. Garanti.
C’est peut-être
le prix de la conscience, de l’amour qui nous distingue… ou alors, un sort qui
nous a été jeté.
Le passé
s’écrit dans ton cœur… tes peurs, tes impatiences, ta résilience…
On ne choisit
pas toujours en pleine conscience ce qu’on va vivre, mais ça se grave dans ton
existence, dans tes pensées, et ça, personne n’y échappe.
J’appelle ça…
la destinée.
Ma théorie ne
sera pas validée avant d’avoir traversé, je le sais…
Mais… je sais
que…
Je l’aime,
comme être humain. Fort, résilient, blessé, à fleur de peau, souvent sans
contrôle…
On se ressemble
tellement.
Lui :
Je n’aurais pas
dû laisser mon amour l’effleurer. Je lui ai fait du mal pour rien… je m’en
veux… Je sais qu’il souffre.
On explose
ensemble… Le névrosisme… Moi je le vois, pas lui.
Nous deux, on a
besoin de paix.
Il mérite la
paix et tout l’amour du monde. Sa paix, ce n’est pas moi. Je ne serai, j’en ai
bien peur, la paix de personne.
C’est injuste,
la vie. Ce soir, on a le cœur gros…
… parce que
j’aime le grain de sa peau et comment je suis femme avec lui…
C’est la vie,
rien d’autre… Le désir. L’animal. L’humain…
Son cœur était
là…
Dans toute sa
splendeur… sa capacité d’aimer, de se donner, comme s’il avait tout oublié…
J’ai rêvé fort moi aussi… peut-être d’être encore un peu comme lui…
Il aime encore
comme un enfant… Tellement mignon, tellement chanceux…
Mais pas moi…
avant oui… mais maintenant… j’espère jamais.
J’étais comme
ça moi aussi… j’aimais sans compter, sans barrière, j’aurais tout donné…
Et ça m’a tout
pris aussi.
J’ai hypothéqué mon rôle de mère, un bagage lourd de regrets que je ne finirai jamais de porter.
Ce sont des
choses qui s’imprègnent en toi, parce que peu importe comment tu gères le
futur, ça, tu l’as perdu.
Et ça ne
reviendra jamais. Ton parcours, ta relation avec tes enfants, en seront à
jamais teintés.
Conséquences,
qu’on appelle.
J’ai perdu ma forme, mon physique, mes rêves, et pire, j’ai oublié presque tout ce que je savais…
Mon père est
mort en me sachant complètement perdue… J’espère de tout mon être qu’il me
voit…
Je ne suis pas
perdue, Dad. I got this.
J’ai tout
perdu… parce que j’avais besoin d’être aimée, ce désir si fort d’appartenir…
Mais.
Je suis Tan.
Je ne suis
qu’un enchaînement de soleil, de vents changeants, saupoudrée, parfois souvent,
d’un fond triste qu’on appelle mélancolie.
Je me lève
comme ça chaque matin, je fais de mon mieux… Pas parfait, mais de toute façon…
parfait, jamais plus.
La nature
humaine dans toute sa splendeur, je l’aime encore.
Alors, lui, je
le cherche encore.
Ma destinée… Un
humain qui cherche sans trouver… On est des millions, paraît-il…
J’ai peut-être
appris à prendre mon temps…
Ou peut-être aussi réalisé que mon bagage est encore lourd, et que pour être vraiment fière de moi, il va falloir que je le porte encore un bout… Seule.
Le porter
jusqu’au moment où je serai prête à vraiment lâcher prise sur ce qui m'allourdi, pour être mieux capable
de traîner, comme des tatouages, ce qui… en moi… s’est gravé…
Sans colère,
sans peur… Pour avancer.
Avancer…
J’essaie pourtant… Mais plus je pousse pour avancer, plus je dépasse dans la file, moins je me rapproche du but ultime.
Être heureuse
pour vrai.
J’étouffe… je
manque d’air en relation, et c’est pourtant ce que je veux vivre…
La vraie belle
histoire d’amour… Je veux l’aimer toujours… Je veux qu’il me voie, qu’il
m’entende, et peut-être même qu’il ait envie de me comprendre…
L’humaine,
romantique, elle, elle est restée.
Me comprendre…
Je me comprends, mais je suis souvent la seule.
Je ne suis pas
perdue, ni déroutée, sauf quand on essaie de m’embarquer dans une vie que je ne
peux pas m’imaginer…
Je sors d’une tempête qui aura duré 7 ans… Je suis bien, je me sens libre enfin…
Peut-être même
pour la première fois…
Sans peur,
j’avance. Je réalise la force que j’ai…
… un
enchaînement de soleil, de vents changeants, saupoudrée, parfois souvent, d’un
fond triste qu’on appelle mélancolie…
J’analyse plein de choses… Je ne vois vraiment rien d’autre comme but ici…
L’amour, les
expériences, découvrir, ressentir.
Ne rien
attendre… De toute façon, quand la tempête se lève, on ne sait jamais…
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