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Messages

  On pense que le pardon se fait dans la joie… Mais pas tout le temps. Parfois, il s’infiltre comme une lueur dans le désespoir… C’est la seule solution : pardonner. Pour cesser d’haïr, pour avancer… pour savoir aimer… Parfois, la déception est telle que l’avenir semble grisé… suspendu entre regrets, jours heureux et souvenirs d’une fin tragique. La vie continue, et un jour, tu respires, enfin, en aspirant à des jours heureux. Et donc, tu dois chasser la haine, le gris… tu dois te laver… Pardonner… Sans que justice soit faite, ni que ton cœur ait été entendu, tu te dois de pardonner… Pour que ton histoire reste belle malgré les malgré… L’amour, toujours… partout… continuer d’aimer… Sans pardon, la haine que je porte ne fait que griser mon existence… Les détester, c’est salir mon histoire. Je veux continuer, je veux m’en laver… je veux pardonner. Pour laisser briller ce qui a été, ce que j’ai tant aimé… Et comme ça, je peux continuer… Je me dis que si je pardonne, mon cœur sera lavé...
Messages récents

L'aimer quand même

  … L’aimer quand même… 15 mois… L’été s’est enfin retirée. La deuxième sur laquelle j’ai fermé les yeux… Je n’ai pas respiré, ni couru dans l’herbe avec mon thé. En moi, l’été s’est effacée quand je me suis déracinée, laissant à l’abandon tout ce que je croyais avoir planté. Depuis… j’attends la pluie. Pour que la nature me ressemble un peu. Pour qu’elle me rende les années où j’ai créé… “Un éternel été.” Tan… fille de soleil, de fleuve, de vent, d’orages… elle me manque tellement. Je ne suis plus l’ombre de moi. Fille de soleil qui ne veut plus que de la pluie. J’ai boudé le fleuve, mes espadrilles, le gym, la piscine. Je n’ai rien trouvé dans le yoga, dans le succès, ni dans le seigneur. Rien ne murmure en mon cœur comme avant. Plus rien. Je trouve ça injuste. J’aurais, au moins, voulu garder ma passion. Comment est-ce possible ? Comment peut-on se déraciner pour être libre, mais continuer à sombrer ? Le fond n’a plus de fin. Et je ne sais pas comment rem...
 Je l’ai trouvé serein.  Courageux. Un humain qui sait qu’il va mourir et qui reste serein.  Si vous saviez comme c’est beau, comme c’est rassurant quand la sagesse prend la place de la tristesse… La panique n’est nulle part dans son histoire.  Un homme devant son destin, qui reste droit, qui reste serein.  On ne choisi plus beaucoup d’être serein, nous les humains…  Face à la mort encore moins.  Mais aujourd’hui, j’ai vu un homme qui n’a pas eu peur…Je le sais, je lui demandé… Il va partir, il le sait, et il choisi d’avancer comme il l’a toujours fait, continuer… Passer…  Pour ailleurs…  Surement dans le paradis qu’on nous tant promis… 

Ils sont un enchaînement de soleil et de vents.

 8 juin, ton anniversaire…. Je suis en été, Dad, enfin. Il vente fort parfois, mais… ce sont des vents d’été, de liberté.  Tu serais fier, je le sais. Tu n’auras pas entendu mes histoires de Fasken, avec Madrid sur les genoux… Je t’aurais raconté mes rapports, mes idées, les angles que je veux cerner.  Tu n’y aurais rien compris, mais ma passion, ça oui.    Au moins, tu n’as pas vu la fin de mon voyage dans le Nord. Ça t’aurait brisé. Si tu voyais les enfants… Tu serais tellement heureux. Ils ont des vies entières, des rêves, des carrières … Ils sont un enchaînement de soleil et de vents. J’ai pris des vacances. Je me suis rincé les yeux de ciel, de fleurs et de bord de mer.  Brutal, le retour à Montréal… La vie file. La ligne du temps s’emballe. Et je ne sais pas comment la ralentir. Trois ans en juillet, que je laisse ma voix te chercher dans le vent… its all about love.  Always. Fligh high.  Love you

De toute façon, quand la tempête se lève, on ne sait jamais…

Je voulais être amoureuse… Puis je l’ai rencontré. Deux êtres brisés de partout, qui essaient de faire un tout… L’espoir existe encore. Ça a marché un temps… puis plus du tout. Injuste. Pour nous deux. … Et pourtant, le cœur y était. Mais autant lui que moi, nous devons comprendre qu’il y a des blessures qu’on traîne de vie en vie… Et donc, même si tu présentes la meilleure version de toi-même, le bagage suit. Garanti. C’est peut-être le prix de la conscience, de l’amour qui nous distingue… ou alors, un sort qui nous a été jeté. Le passé s’écrit dans ton cœur… tes peurs, tes impatiences, ta résilience… On ne choisit pas toujours en pleine conscience ce qu’on va vivre, mais ça se grave dans ton existence, dans tes pensées, et ça, personne n’y échappe. J’appelle ça… la destinée. Ma théorie ne sera pas validée avant d’avoir traversé, je le sais… Mais… je sais que… Je l’aime, comme être humain. Fort, résilient, blessé, à fleur de peau, souvent sans contrôle… On se ressemble tellement. ...

Puis un jour, le printemps revient...

L’air frais te caresse le visage, le soleil te pénètre l’âme, ça te donne mal au yeux…  et enfin, tu te sens Tan. La Tan d’avant, sur qui, c’est vrai, le temps a soufflé. Mais je suis encore là, bien ancrée en moi-même.  Heureuse, j’ai recommencé à rêver. À croire que tout est encore possible. Que mon parcours, même s’il est semé de détours, c’est mon destin... Et j’avance. Le sens de la vie n’est peut-être pas de chercher le bonheur à tout prix, mais d’accepter de vivre pleinement cette expérience, même si le sens de bien des souffrances, m'échappe parfois complètement. Lâcher prise. S'ouvrir, quitte à s’écorcher. Me laisser aller dans tous les sens. Me perdre. M’en foutre, Me retrouver. Puis un jour, c’est le printemps.  Encore perchée dans ton onzième, tu ouvres la fenêtre, juste pour voir… et tu es frappée par la beauté du monde qui fleurit, là, juste en bas de chez toi. Tu avais presque oublié l’odeur du gazon mouillé… Tu n’as plus peur d’avancer… Rien ne peut t’anéa...

Revivre autrement…

Il y a le temps… le seul qui arrange vraiment… Il n’y a que lui qui, un jour, t’ouvre la porte à vivre autrement. Ça prend l’hiver au moins, un hiver en pyjama, un hiver d’ermite, à souffrir en attendant tu ne sais même plus quoi. Parce que le “aller bien”, il est très très loin… dans un endroit qui n’existe plus, où même les plus beaux souvenirs n’ont pas survécu. Il y a de ces moments où ton être n’a nulle part où aller… Éviter les pensées, les souvenirs, les gens que tu connaissais et surtout, mais surtout, l’endroit que tu aimais… La serre… ouais… je la perds… Pas le choix… Arrache-toi à ça aussi, me dit la vie, même si tu pensais que là y vivait ton père… Sécateur… même si tu penses que tu meurs… Souviens-toi de l’oiseau… de la vipère et du crapaud… Tu auras essayé de tout ton cœur de t’enraciner là-bas, plantant des fleurs et des vivaces qui s’agripperaient au sol et à lui… Juste là, si loin, juste à côté… Tu aurais voulu appartenir à cet endroit, tu aurais voulu que l’amour soit...